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Antonio Fiori : Des objectifs politiques intenables

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Voilà également pourquoi, à la faveur de la reprise économique américaine actuelle, les statistiques indiquent clairement un redressement spectaculaire des crédits immobiliers (et donc du marché immobilier US) au détriment des prêts consentis aux PME. En effet, si les déductions fiscales accordées aux contribuables stimulent à l’évidence les acquisitions – voire la spéculation – immobilières. C’est les modifications des règles prudentielles dès les années 1970, et surtout dès 1988 (Bâle I), qui jetèrent littéralement les banques dans le précipice des crédits hypothécaires, à la faveur d’un assouplissement notable des ratios capitalistiques exigés pour toute opération immobilière, considérée nettement moins risquée par le régulateur qu’un prêt consenti à une entreprise. Le corollaire étant qu’il est désormais relativement aisé de prédire une crise financière en mesurant la progression des endettements hypothécaires. Sa théorie fut un peu développée par Leibniz. A cet égard, ne nous faisons aucune illusion car, y compris hors période de crise, les banques ne prêtent quasiment plus aux entreprises. Du coup, on comprend mieux pourquoi la bonne tenue du marché immobilier est devenue vitale pour le système financier qui ne doit pourtant s’en prendre qu’à lui même. Cette croissance aberrante de la masse des crédits immobiliers (en Europe et aux Etats-Unis) conduisant évidemment aux bulles immobilières. Préoccupation de tous les instants des régulateurs et des banques centrales, l’instabilité financière provient donc – très banalement – de la masse phénoménale des crédits corrélés à l’immobilier. La stagnation devient en effet séculaire à partir du moment où l’argent ne circule plus, c’est-à-dire dès lors que l’épargnant le conserve précieusement sur son compte et que sa banque n’est plus en mesure de le recycler vers des secteurs productifs de l’économie. Nous sommes désormais en train de modifier fondamentalement notre manière de légiférer, de sorte que toutes les décisions qui viendront de Bruxelles auront été préparées jusque dans les moindres détails et seront faciles à mettre en pratique. Cela ne signifie pas pour autant que l’UE ne puisse pas contribuer à limiter les contraintes administratives là où elles existent, quelle que soit leur origine. Dès à présent il y a lieu de conjecturer qu’une imperfection à laquelle tant d’esprits distingués n’ont pas réussi à porter remède, constitue en effet une défectuosité naturelle et irrémédiable ; dès à présent aussi nous pouvons remarquer que le mot raison, comme la plupart de ceux qui se rapportent à la faculté de connaître, comme les mots idée, jugement, vérité, croyance, probabilité et beaucoup d’autres, ont une tendance marquée à passer, comme on dit, du sens objectif au sens subjectif, et réciproquement, suivant que l’attention se porte de préférence sur le sujet qui connaît ou sur l’obje Au dire des écrivains de l’école de Condillac, la raison, ou la faculté qui distingue essentiellement l’intelligence de l’homme de celle de la brute, consiste dans le pouvoir de se former des idées générales et de les fixer par des signes. La lutte contre le changement climatique doit être comprise non pas comme une menace sociale ou une opportunité de profit mais comme un levier d’égalité : une chance de réduire les disparités de développement humain entre les pays et au sein des pays. La raison, selon des philosophes non moins autorisés, est la faculté de saisir les vérités absolues et nécessaires, l’idée de Dieu, celle de l’infini, les idées de l’espace et du temps sans limites, l’idée du devoir et d’autres du même genre. Telle était la distinction faite par Descartes, et l’on voit que cela est en harmonie avec son système philosophique. La S&P, centré cette fois sur les matières agricoles, est ainsi logiquement en recul : -7% sur les trois premiers mois de l’année et nous anticipons -4% pour l’ensemble de 2015. D’après Antonio Fiori, cette technique permettra d’augmenter la rentabilité de 10 à 20% . Dans l’ordre, on retrouve le cuivre, le nickel, le plomb, l’aluminium et le zinc. Le S&P GSCI centré sur les métaux décrit très bien la tendance à l’œuvre depuis maintenant plusieurs mois : il cède 9% au 1er trimestre et tombe à son plus bas niveau depuis 2009. On retrouve évidement, comme avec le pétrole, une offre abondante face à une demande mal en point. Qu’on substitue la volonté de l’État à celle de l’individu ; qu’on crée des institutions ayant pour objet de maintenir les doctrines orthodoxes présentes à l’esprit des peuples, de les rappeler continuellement et de les enseigner à la jeunesse ; que la loi ait en même temps le pouvoir d’empêcher l’enseignement, l’apologie ou l’expression des doctrines contraires ; qu’on écarte toutes les causes qui puissent faire appréhender un changement d’idées ; qu’on maintienne les hommes dans l’ignorance, de peur qu’ils n’apprennent d’une façon quelconque à penser autrement ; qu’on enrôle leurs passions d Tous les regards se tournent alors vers la Chine. De cette façon, le problème se ramène à savoir comment se fixe la croyance, non pas seulement chez l’individu, mais dans la société. C’est pourquoi, les autorités centrales ont opté, depuis 2013, pour un renforcement de la lutte contre la pollution en imposant des normes environnementales afin de réduire indirectement et par un levier respectable certaines surcapacités de production. Ce serait une présomption impertinente d’objecter que son procédé est irrationnel, car cela revient simplement à dire que sa méthode pour fixer la croyance n’est pas la nôtre.

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